Une fameuse rencontre avec Thangru Rinpoche

Nepal Namobuddha Rinpoche zoom

Namobuddha, Népal

Cette photo n’a rien d’exceptionnelle. Mais quelle baffe. Quel souvenir. Un échange long et intense : un regard profond et rempli d’empathie, de bienveillance, de bien être. Ca a duré une a deux minutes sans parler mais avec une réelle compréhension de part et d’autre. J’en garde aussi un bracelet en corde rouge, souvenir d’une fameuse personne : Thangru Rinpoche. 

En ces temps troublés, de peur et de souffrance, ça veut la peine d’écouter ceci.

Ceux qui iront jusqu’à la fin de la seconde video vont savoir ce que signifie le signe que faisait le Shadu dans mon dos. Le signe est l’ abhaya. Signe très important en ces moments.

Un Sadhu (Hindouiste)

Nepal Hindouiste

Katmandou, Népal

Un Sadhu est un hindouiste qui a renoncé à la société et donc coupe tout lien avec sa famille et ne peut posséder que peu de chose. Il n’a pas de toit et se nourrit des dons. Son but :  la libération de l’illusion, l’arrêt du cycle des réincarnations et par là même recherche sa dissolution dans le divin. De manière plus pragmatique, il peut arriver qu’une personne devienne Sadhu pour fuir sa caste ou sa famille (violence), ou du fait d’une grande pauvreté ( pouvant être liée au fait d’être veuve pour les femmes)

Le Sadhu s’habille d’un longhi safran pour les shivaïtes, jaune ou blanche pour les vishnouites.

Sadhu veut dire en sanskrit :  » ayant atteint son but, homme de bien, saint homme »

Mais le Sadhu peut être un grand déconneur, il adore faire des oreilles de lapin et chanter : « ce matin j’ai tué un chasseur,…. »

Nepal moi et un Sadhu

 

Wellington frivole ?

Waterloo Femme bourgeoise 2
http://embedr.flickr.com/assets/client-code.js

http://embedr.flickr.com/assets/client-code.js

Waterloo, Belgique

Le duc de Wellington est à un bal à Bruxelles alors qu’il sait que les troupes de Napoléon sont sur le point d’attaquer les Prussiens à Charleroi. Désinvolture, amateurisme, volonté de rassurer la bourgeoisie ? En fait rien de cela. 

Les troupes Anglo-néérlandaises sont stationnées sur le territoire nord de la Belgique avec comme quartier général Bruxelles. Alors que les troupes prussiennes de von Blucher sont dans le sud de la Belgique. Ceci est du à leur stratégie de replis. En cas de défaite, les Anglais comptaient se replier sur Ostende et y faire venir leurs navires. Les Prussiens avaient prévus de se replier vers l’est. Les 2 armées étaient donc séparées et couvraient plus de 160 km. Une autre raison d’être aussi « étendu » sur le territoire belge était qu’il fallait nourrir plus de 250.000 hommes et chevaux. S’ils étaient concentrés, ils auraient crée rapidement une pénurie de besoins vitaux.

Quels étaient les risques ? 

Napoléon redoutait que les 2 armées se joignent contre lui et disposent dès lors du double de ses hommes. Sa stratégie était donc d’attaquer au centre et de porter ses premiers coups sur un ennemi puis sur l’autre. Vaincre les Prussiens. Puis se retourner sur les Anglais et prendre Bruxelles. Ainsi il aurait marqué les esprits et espérait pouvoir négocier la paix.

Wellington lui avait peur que Napoléon n’attaque pas au centre mais bien au nord de la Belgique (sur son flanc droit) de manière à le couper de la mer et donc de ses approvisionnements venant d’Angleterre. Napoléon ne voit pas les choses comme cela car ce serait forcer les Anglo-Néérlandais à descendre vers le sud et se joindre aux Prussiens.

Mais Wellington se méfie de Napoléon. Lorsque les Prussiens l’avertissent de l’attaque à Charleroi (Ligny), il ne réagit pas. Il pense que c’est une diversion et s’attend à voir le gros des troupes françaises arriver par Mons sur son flanc droit. Wellington est prudent. Il attendra toute la journée la confirmation que sur la route de Mons tout est calme. Ce n’est que le soir pendant le bal, qu’il a la confirmation que la guerre est bien déclenchée du coté de Ligny (Charleroi). Il a 24 heures de retard sur Napoléon. 

Capture d’écran 2015-07-07 à 16.20.17.png

 

Waterloo : soldat français

Waterloo Soldat francais45

Waterloo, Belgique

Il y a très longtemps, déjà 30 ans, j’ai peu avoir en main une photo originale du grand portraitiste Yousuf Karsh. C’était le portrait d’Hemingway. Impressionnant : les détails de la peau, l’intensité du noir, le regard. Chaque poils de sa barbe  étaient nets. De là, est peut être né ma préférence pour les portraits en noir et blanc. Je trouve qu’ils donnent plus la priorité à la personne et moins aux habits. Ils vont plus à l’essentiel, éliminent les éléments perturbateurs.

Pour voir les photos de Karsh c’est par ici avec Heminghway, Castro, Churchill, Einstein, Albert Schweitzer, Jessy Norman, Mère Theresa et bien d’autres. Cliquez ici : Yousuf Karsh

 

et me voila ici

Waterloo Francais grognard NB

Waterloo, Belgique

Je suis un grognard ou plutôt je vais partie de la Vieille Garde de Napoléon. Fidèle parmi les fidèles. Cela me permettait de me plaindre directement auprès de notre Empereur. D’où mon nom : Grognard.

Mais commençons par le début. J’ai tiré le mauvais numéro lors de la conscription de 1804. N’ayant pas le sou. Point de salut. Les riches peuvent se payer un remplaçant. Egalité Fraternité de beaux mots.

Nous sommes plus de 2.300.000 soldats à avoir été conscrits entre 1804 et 1812. Je suis épuisé par 10 ans de guerre. En ce mois de juin 1815, on a encore quelques Marie Louise, des jeunots de la levée 1813, qui nous accompagnent. Cela fait 100 jours que l’ Empereur à marché sur Paris. Le roi a fuit à Gand. L’Europe des monarques veut en finir avec nous. Est ce notre dernière chance ? J’ai confiance en notre Empereur mais plus en ses maréchaux et généraux.